Iron Man de Vichy

 

Ci dessous Compte rendu de l'Ironman de Vichy de Phillipe M. qui termine 370 en 11H32.

 

"Après avoir lu tous l'été de belles histoires de triathlon sur le site de Trialp', c'est à mon tour de vous faire partager ma première expérience sur un Ironman.

J'ai pris le départ le 27 aout de l'Ironman Vichy, en compagnie de ma soeur et de son compagnon. Nous fêtions nos 100 ans, 30 pour Candice et Sèb, et 40 pour moi. Départ en rolling start, tranquille, je plonge à 6h58, et c'est parti! Tout va bien, pas de combi, l'eau de l'Allier est à plus de 25°, mais des petites crampes aux orteils se font sentir assez rapidement, rien de méchant mais je m'interroge. Sortie à l'australienne au 1800, et replongeons. Et arrive le 3500 et là, sans prévenir, énorme crampe au mollet droit. Je m'arrête, j'étire, enfin j'essaie, et puis je repars avec une douleur atroce qui disparait progressivement en 5min. Je me dis que ça va être compliqué pour la suite. Et bien ça va l'être sur la fin. 

Je pars pour le vélo, transition catastrophique, presque 10 min, je vous passe les détails. Je pars pour les deux boucles de 90 kms, du plat, du plat, du plat, dans la plaine de la Limagne. Je connais le parcours par coeur, c'est chez moi, sur mes terres et ça roule bien. Je sens le mollet mais ça passe. J'avais jamais fait plus de 150kms, et là les 180 passent crème et en plus je prends du plaisir jusqu'au bout. L'ambiance tout au long du parcours y'est pour beaucoup. 

Me voilà de retour au parc vélo, j'ai le sourire, il fait beau, pas trop chaud, le ciel est un peu voilé. Je pars donc pour mes 4 tours de 10kms, là aussi, je suis chez moi, j'ai fait ce parcours des centaines de fois plus jeune. Je cours à un peu de moins de 11km/h, je me dis que c'est trop rapide, mais je suis trop bien, je sens toujours mon mollet mais c'est supportable. Ma famille est là, des amis venus de loin sont là aussi, des amis d'enfance me reconnaissent et m'encouragent, c'est des sentiments extraordinaires. Je leur fais des signes, je les remercie d'être là, je suis euphorique. 

Et puis arrive le 25ème km, et là tout bascule, c'était trop simple, c'est un Ironman quand même! La température est de 35°, et le ciel n'est plus voilé! Le mollet se réveille, m'oblige à marcher un peu, et puis les jambes dans leur ensemble se font sentir, les crampes me guettent aux ischios, aux quadris, je suis dans le dûr. Il faut marcher, se refaire et repartir. Alors c'est la tête qui va décider, j'arrive à alterner course sur 300m à 9km/h et marche sur 2 ou 300m à 5km/h. C'est l'enfer, et ça va durer 1h30!!! Et puis la ligne d'arrivée se rapproche. Mon objectif était max 12h, sans marcher sauf aux ravitaillement, j'ai beaucoup marcher mais je franchis la ligne en 11h32. Un tee-shirt de finisher, une médaille, j'ai fait un truc dont je rêvais quand j'avais 20 ans. Aujourd'hui je fête mes 40 de la plus belle des manières. Pour fêter ça ma petite soeur devenue grande fait 10h02 (énorme) et Sèb 9h15, ils partent tout les deux pour Hawaï en 2018. C'était un we vraiment génial pour nos 100ans.

En fait, cette histoire de triathlon, au départ, c'était pas pour raconter ma vie mais pour remercier Trialp' et en particulier tout ceux que j'ai pu côtoyé pendant cette année, à la piscine, sur la piste, au lac pour les bières et sur les triathlons de la régions. Vos conseils ont été précieux, votre accueil et votre gentillesse m'ont permis d'atteindre mon objectif de l'année. Alors, un gros, gros merci à tous. Je récupère doucement de ma contracture au mollet qui doit s'être transformé en déchirure et je vous retrouve le 23 à Paladru puis j'espère en octobre sur la piste. "

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Commentaires : 1
  • #1

    Alice (mardi, 12 septembre 2017 07:25)

    Bravo Philippe ! Candice' m'a raconté ca de vive voix le we dernier , énorme ! Bravo à toi